|
Satisfaire un besoin
Comment les membres d’église du monde entier peuvent faire une différence
Andrew King
La division du centre-est de l’Afrique (ECD) de l’Église adventiste se compose de neuf pays : le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, la Tanzanie et l’Ouganda. Cette division en pleine croissance compte près de deux millions et demi de membres adventistes. Chaque 13 e sabbat, une offrande spéciale est recueillie dans les églises du monde entier. Ce trimestre, l’Offrande du 13 e sabbat servira à financer trois projets spéciaux au Rwanda et au Burundi.
Ministère médical
À Bujumbura, capitale du Burundi, l’Église adventiste dirige un petit centre urbain de santé. Sept autres antennes sont disséminées d’un bout à l’autre du pays. Or, bien que le centre de Bujumbura s’efforce de satisfaire la forte demande en matière de soins de santé, les besoins restent considérables. En plus de servir la population générale, le centre travaille aussi en collaboration avec des entreprises à proximité.
« Actuellement, nous sommes en partenariat avec neuf compagnies privées qui nous demandent de traiter leurs employés », dit Evariste Sindayigaya, directeur du Département de santé et de tempérance pour l’Association du Burundi.
Dans l’Église adventiste, l’œuvre médicale est riche en histoire. À l’instar de Jésus, il y a longtemps que les missionnaires médicaux satisfont les besoins immédiats de la population sur le plan médical. C’est souvent dans ce contexte que celle-ci entre en contact avec des adventistes pour la première fois.
Généralement, plus de 40 personnes par jour se rendent au centre de santé pour y recevoir différents traitements. Les membres du personnel, peu nombreux, sont obligés de référer beaucoup de leurs patients à différents centres de santé de la ville. Comme le revenu généré par ce centre aide à financer les autres (situés en milieu rural), la perte de revenu encourue par ce détournement de patients pourrait avoir un impact sérieux sur l'ensemble des centres du pays.
Pour satisfaire son besoin de meilleures installations, l’Église prévoit remplacer le centre de santé par un hôpital comptant tout le personnel nécessaire, et de le compléter par un service de maternité et une clinique dentaire. Par le passé, les patients ayant besoin de traitements dentaires devaient parcourir de grandes distances, et se rendre même jusque dans les pays voisins. Ce nouvel hôpital prodiguera une gamme complète de soins médicaux de qualité aux habitants de Bujumbura. Il contribuera aussi au financement du développement des centres plus petits d’un bout à l’autre du Burundi.
Le Ministère de l’éducation
Directement au nord du Burundi se trouve le Rwanda, pays des mille collines. L’Université adventiste du centre de l’Afrique était originellement située sur un site superbe entouré de montagnes, loin de la ville. Mais au début des années 1990, pendant le terrible génocide, une grande partie de l’université a été détruite. Tragiquement, de nombreuses personnes qui s’y étaient réfugiées y sont mortes.
Une fois la paix rétablie, l’université a reçu des subventions de la part du programme de reconstruction du pays pour sa restauration. Sa localisation originale était magnifique ; toutefois, on a renoncé à ce site en raison des souvenirs du génocide. Les dirigeants de l’université ont décidé de reconstruire l’établissement au sommet d’une montagne de Kigali, la capitale. En 2006, après un dur labeur, les cours ont débuté dans le nouveau bâtiment académique central. Celui-ci couvre plus de 4 000 mètres carrés et fournit un enseignement supérieur à plus de 2 200 étudiants.
L’université se démarque de plus en plus par son excellence. « Ce semestre, le ministre de la défense a décidé d’envoyer environ 100 officiers militaires pour qu’ils reçoivent une formation dans notre institution », dit Jozsef Szilvasi, ancien directeur de Szilvasi, former rector of the l’Université adventiste du centre de l’Afrique. « De son côté, le ministre du travail s’est tourné vers notre institution pour former les chômeurs desquels le gouvernement finance la formation. Et enfin, le ministre de l’éducation a accordé environ 20 bourses à des étudiants de notre institution. Le fait que nous soyons un institut adventiste ne nous marginalise pas le moins du monde. Notre contribution à la société est reconnue et appréciée. » En plus des cours qui se focalisent sur les enseignements de Jésus, l’histoire biblique et les croyances adventistes, l’université tient deux semaines de prière pendant l’année scolaire. Comme presque la moitié de ses étudiants ne sont pas adventistes, elle constitue un outil de choix pour le partage de la foi adventiste. L’université a besoin d’une salle qu’elle mettra à la disposition du corps étudiant pour les réunions, les programmes spéciaux – tels que la Semaine de prière – et, plus important encore, pour les services religieux du sabbat. Afin de satisfaire ce besoin, on a déjà commencé la construction d’une salle polyvalente. « Cette salle aura une capacité de 2 500 places assises, et [comptera aussi] un balcon d’une capacité de 300 places », explique l’architecte Dominic Pagarigan. Elle sera construite grâce à une partie de l’Offrande du 13 e sabbat. Les étudiants jouiront enfin d’une salle pour se réunir et pour adorer Dieu.
Code vestimentaire
Bien que le troisième projet de ce trimestre se focalise sur le Rwanda, il aidera toute la Division du centre-est de l’Afrique.
La guerre civile et le génocide ont dévasté le Rwanda de bien des façons. L’un des défis majeurs que doit maintenant relever le pays, c’est la remise sur pied de ses systèmes d’éducation primaire et secondaire.
L’Église adventiste compte de nombreuses écoles primaires d’un bout à l’autre du pays. Ces écoles veillent à l’alphabétisation d’une population jeune et fort nombreuse. Quarante pour cent des habitants du Rwanda ont moins de 14 ans. Ceci exerce une pression incroyable sur les instituteurs qui ont relevé le défi d’instruire cette nouvelle génération.
Les instituteurs adventistes de la Division du centre-est de l’Afrique ne disposent pas toujours de l’équipement nécessaire à l’enseignement des matières de base. Une partie de l’Offrande du 13e sabbat de ce trimestre contribuera au financement de la formation continue de nos instituteurs pour qu’ils acquièrent les compétences requises pour un enseignement qui se centre sur le Christ.
Joyce Musabe, directrice du Département de l’éducation et du Ministère des enfants de l’Union des missions du Rwanda : « Impossible d’aider ces enfants si les instituteurs ne sont pas formés. Nous avons des instituteurs dans nos écoles – et même des moniteurs de l’École du sabbat – mais tous ont besoin de formation. »
Après le génocide de 1994, de nombreux enfants sont devenus orphelins. Traditionnellement, le gouvernement du Rwanda a imposé l’uniforme aux élèves. Puisque de nombreux orphelins n’ont pas les moyens de s’acheter un uniforme, on leur permet de venir en vêtements ordinaires. Les instituteurs adventistes ont vite remarqué combien le fait de ne pas porter l’uniforme affecte ces élèves.
« Quand tous les élèves se ressemblent, il y a une sorte de motivation, le sentiment qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils font partie du groupe, poursuit Joyce. Comme leur tenue vestimentaire les distingue des autres, ils se disent sans doute : Pourquoi sommes-nous ici ? Qui sommes-nous ? Pourquoi sommes-nous différents des autres ? »
Pour que ces orphelins du Rwanda qui fréquentent nos écoles adventistes se sentent entièrement intégrés, une partie de l’Offrande du 13e sabbat servira à leur procurer des uniformes.
Lecteurs du monde entier, nous vous remercions de votre soutien constant à l’égard de l’Offrande du 13e sabbat et des offrandes missionnaires. Grâce aux membres d’église tels que vous, tous ces projets spéciaux contribuent à gagner des âmes à Jésus.
Andrew King est auteur et rédacteur en chef du Bureau de Mission adventiste.
|